STEPHANIE ATEN
Scénariste, écrivaine, rédactrice
 

ADN d'auteure

Mes compétences

Le fait d’avoir écrit plusieurs romans, dont une trilogie, m’a permis d’éprouver mon endurance et mon sens de la construction : l’écriture au long cours ne m’effraie pas. Je sais bâtir une architecture vaste et solide, élaborer une galerie de personnages, étirer une narration sans la diluer, l’enrichir de thématiques lui apportant de la profondeur.

Mes missions de rédactrice m’ont quant à elles dotée d’un sens aigu de la synthèse, de la formule, de l’uppercut. J’ai pu le tester lors de l’écriture des dialogues de Mords de faim, film d’épouvante qui ne se contente pas de pousser des cris, mais se prévaut d’un ton grinçant, mêlant humour noir et cynisme.

J’ai pris l’habitude, dès mes premiers écrits, de me documenter avec précision sur les matières qui composent mes histoires. Pour exemple, l’écriture de La 3e guerre m’a demandé près d’un an de recherches, dans des domaines aussi variés que le système bancaire ou la psychologie, et mon projet de série avec Cheyenne Federation a été co-écrit avec un ancien garde du corps et paramilitaire, afin d’en garantir la crédibilité.

Enfin, je suis une adepte de l’innovation, surtout sur le fond. J’aspire à proposer des concepts novateurs, abordant des sujets peu explorés ou adoptant un angle de traitement inédit.

Mes valeurs

Auteure « engagée » :

Impossible pour moi de raconter une histoire sans faire passer un message d’ordre sociétal, sans recourir à la critique ou lancer une alerte. Puisque je perçois la fiction comme un prisme générateur d’électrochocs, je m’en sers pour aborder des sujets universels que j’estime en outre déterminants.

Dans La 3e guerre, je me suis penchée sur la dérive de nos « élites » politiques, économiques et financières, accrocs à l’argent et au pouvoir, dont l’obsession cause la mort de milliers de personnes chaque année et détruit notre environnement plus rapidement et efficacement que les deux guerres mondiales réunies. J’ai opposé à ces junkies de la possession une réaction articulée au travers de la mystérieuse organisation baptisée « 3 », qui leur livre un bras de fer des plus musclés pour les détrôner.

Avec Les Enfants de Pangée, j’ai choisi de parler écologie et avenir, urgence et déni, en transformant nos adolescents en « messagers de la Terre », connectés à leur planète par le biais d’une mutation génétique spontanée, inédite, angoissante, qui les charge du rôle difficile et désespéré de réveiller les adultes avant que l’humanité ne soit éradiquée.

De la même manière, mes futurs projets surferont sur des vagues porteuses d’un souffle épique, gonflées d’interrogations et animées d’une inéluctabilité à apprivoiser.

Le rôle de l’auteur :

Certains écrivent pour passer le temps, d’autres parce que c’est amusant, d’autres encore parce qu’ils ont du talent. En ce qui me concerne, je considère l’auteur comme un rouage essentiel à l’évolution du monde parce qu’il a un rôle crucial à y jouer. En fait, il en a même plusieurs.

L’auteur est un empêcheur de tourner en rond, un protecteur de l’évolution. Écrire des histoires ne se résume pas à inventer ce qui n’existe pas et à le rendre attrayant. Écrire des histoires vise à contraindre ceux qui les regardent à la comparaison et la réflexion, voire à un passage à l’action en vue du renversement de leur propre condition.

« Une société sans rêve est une société sans avenir », écrivait Carl Gustav Jung.

C’est vrai. Si nous cessons d’imaginer, nous nous fossilisons. Plus rien ne vient chambouler nos convictions, remettre l’ordre et l’acquis en question. Nous n’envisageons plus l’autrement ou l’inexistant et nous nous fermons à toute perspective d’amélioration.

Les histoires sont des réveils matin et des fenêtres sur demain.

L’auteur est également un passeur, le vecteur d’une inspiration mystérieuse et intarissable, dont les origines se perdent dans les abîmes de son esprit, mais qu’il s’efforce de faire remonter à la surface, de traduire et mettre en forme de façon intelligible et efficace, pour la léguer à ses contemporains. Peu importe d’où il vient, l’imaginaire doit être explicité et transmis.

« Écrire est un acte d’amour. S’il ne l’est pas, il n’est qu’écriture », affirmait Jean Cocteau.

C’est vrai. Les histoires qui nous habitent sont des cadeaux que nous ne devons pas garder pour nous, et les raconter tient du don de soi. Elles sont l’expression directe d’un mystère quasi divin qui cherche à élargir le champ des possibles ou nous prédire les conséquences de nos manquements ou décisions.

Bien des auteurs se sont révélés visionnaires à postériori. Même l’armée possède désormais sa « Red Team » d’auteurs de science-fiction chargés d’imaginer les guerres et conflits de demain, afin de mieux les anticiper.

Le sens de la vie

Je suis née plumée et j’ai toujours su que c’était voulu. En grandissant, je me suis perdue, j’ai testé d’autres voies, mais j’ai systématiquement senti que je faisais fausse route. Chaque fois que je me suis détournée de l’encre, je me suis mise à dériver.

Nous cherchons tous, de façon plus ou moins consciente, le sens de notre existence. Ce que nous sommes censés y apprendre et y accomplir, y expérimenter et y devenir.

Pour ma part, c’est dans l’écriture que je me sens à ma place, même si ce rôle ne m’a pas gratifiée de la vie que j’espérais. Être auteur est difficile. Que l’on soit écrivain ou scénariste, le métier est mal rémunéré, peu considéré, sauf lorsque l’on peut se targuer d’un grand succès, qui ne dépend que très rarement des seuls talent ou mérite. La chance, la faveur des circonstances, des rencontres, les fenêtres de tir, jouent un rôle primordial dans la vie des auteurs, et ils ne peuvent exercer sur elles qu’un pouvoir de contrôle infime.

Pendant longtemps, j’ai souffert de cette injustice, je l’ai subie, maudite et elle a bien failli me terrasser à plusieurs reprises. Et puis j’ai appris à accepter ma « condition ». J’ai réalisé que le fait d’être simplement heureuse de faire ce que je fais est censé suffire. Aujourd’hui, je sais pourquoi je respire.

Réalisation & référencement Simplébo   |   Professionnel accompagné par Shine, la néobanque des entrepreneurs

Connexion

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'installation et l'utilisation de cookies sur votre poste, notamment à des fins d'analyse d'audience, dans le respect de notre politique de protection de votre vie privée.