réflexion

L'étrange processus du dépouillement

Le 20/09/2026

Comme indiqué dans un billet précédent, j’ai pris la décision de vendre tout ce que j’ai pour ne conserver que l’essentiel, le faire rentrer dans une voiture et me lancer dans une année de nomadisme numérique à travers la France. Parmi les raisons qui me poussent à faire ce choix de vie, l’expérimentation du dépouillement matériel n’est pas la moindre. Avec le temps, je suis devenue de moins en moins consumériste, aspirant davantage à un enrichissement émotionnel, intellectuel ou expérientiel. À vivre plutôt qu’à posséder. Mais je dois bien reconnaître que le fait d’avoir passé plusieurs heures à prendre mes biens en photo afin de m’en séparer a généré en moi des sensations bien plus déstabilisantes que je ne m’y attendais.

Délestage et décollage

Le 17/08/2026

Je n’aime plus ma vie. Parce qu’elle n’en est pas vraiment une. Comme tout le monde, je bosse toute la journée, pour payer des charges fixes incroyablement lourdes par rapport à ce que je gagne. Je charbonne, je m’épuise, pour thésauriser au maximum, et finalement ne jamais profiter de l’argent gagné. En fait, c’est plutôt de « non-vie » qu’il s’agit. Une existence entre parenthèses, dont l’épisode perdure. Plus possible.

Les Bâtisseurs de l'Ancien Monde

Le 03/01/2024

S'il y a bien une chose qui m'inspire en ce Monde, et qui rend la Vie bien plus intéressante, ce sont les mystères qui les nimbent tous les deux. Je crois que chercher est notre but, notre bien commun. Quel que soit le domaine. Personnel ou existentiel. Spirituel ou sociétal. Culturel ou scientique. En matière de questions, BAM a ouvert un puits vertigineux et passionnant. Visite guidée.

Quand l'armée fait appel aux auteurs...

Le 19/11/2023

Connaissez-vous la Red Team ? Le nom est anglophone, mais il s'agit bien d'une démarche et d'une équipe françaises, tournées vers la collaboration entre imaginaire et anticipation des risques. En quoi les auteurs peuvent-ils être utiles à l'armée ? Explications.

Auteur : le métier idéal ?

Le 10/11/2023

Je reprends ici, une fois n'est pas coutume, un article que j'ai publié dans Skop, et qui recueille encore régulièrement des réactions. Écrire à longueur de journée, tranquillement installé chez soi, libre de ses horaires, de son rendement, de ses mouvements. Pas de patron démoralisant ni de collègue envahissant. On travaille pour soi, à son rythme, selon ses envies, et dans la passion... Auteur serait-il le métier idéal ? Tour d'horizon.

L'humanité est-elle condamnée à échouer ?

Le 09/09/2023

Au fil des millénaires, elle a multiplié les versions de civilisation, mais a toujours fini par se prendre les pieds dans le tapis. Elle a parfois progressé dans quelques domaines, mais n'a jamais vraiment appris ses leçons, du moins pas suffisamment pour bâtir un monde globalement équilibré et pérenne. Elle se répète, tourne en rond, empêtrée dans une spirale de pouvoir et de domination, qu'elle exerce en interne ou sur son environnement. Elle semble chercher désespérément sa voie, mais finit toujours par se perdre. Pourquoi ? Cette question m'obsède régulièrement, et je viens enfin de trouver un grand pan de réponse dans les livres d'un neuroscientifique : Sébastien BOHLER.

A quoi servent les auteurs ?

Le 25/08/2023

Qu’ils soient écrivains ou scénaristes, ils sont surtout perçus comme une source de divertissements, le déversoir d’activités exutoires, le puisard de moments de rêverie et de liberté. En partie grâce aux auteurs, les individus échappent à une fonction quasi-robotique d’eux-mêmes, emprisonnés dans une existence bien huilée où les horaires se disputent la ponctualité et où l’utilité court après la productivité. Les auteurs offrent des portes dérobées qu’il est presque vital de franchir si l’on veut rester en bonne santé. Mais à mes yeux, nous ne nous résumons pas à ça. J’ignore comment mes collègues se voient, mais en ce qui me concerne, j’appréhende ma profession avec une tout autre dimension que celle de la pure diversion.

Bain de forêt

Le 10/01/2023

Il y a de l’inspiration dans l’air. Les arbres soufflent. Ils expirent l’oxygène et mon cerveau l’absorbe, ils décongestionnent mes synapses et les libèrent de leur carbone.

Marcher avec les arbres est devenu bien plus qu’un rituel quotidien. C’est un besoin. Pas seulement parce que la pratique me permet de transmuter le syndrome de la page blanche en une pléiade de feuilles pleines de vie, mais parce que la forêt "m’encre" dans une plénitude que je ne trouve pas ailleurs, pas même lorsque j’écris.