Comme indiqué dans un billet précédent, j’ai pris la décision de vendre tout ce que j’ai pour ne conserver que l’essentiel, le faire rentrer dans une voiture et me lancer dans une année de nomadisme numérique à travers la France. Parmi les raisons qui me poussent à faire ce choix de vie, l’expérimentation du dépouillement matériel n’est pas la moindre. Avec le temps, je suis devenue de moins en moins consumériste, aspirant davantage à un enrichissement émotionnel, intellectuel ou expérientiel. À vivre plutôt qu’à posséder. Mais je dois bien reconnaître que le fait d’avoir passé plusieurs heures à prendre mes biens en photo afin de m’en séparer a généré en moi des sensations bien plus déstabilisantes que je ne m’y attendais.